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Composant d’une pompe centrifuge

La pompe centrifuge est composé d’éléments suivants
• Raccord de refoulement élément qui assure le raccordement de la pompe à la tuyauterie de refoulement.
• Raccord d’aspiration : élément qui sert à raccorder la pompe à la tuyauterie d’aspiration.
• Corps de la pompe.
• Roue.
• Chambre intermédiaire.
• Arbre.
• Chemise
• Garniture d’étanchéité.
• Arbre
• Bague d’étanchéité supérieure.
• Bague d’étanchéité inférieure.
• Toc d’entraînement supérieur
• Toc d’entraînement inférieure.
• Bague O.
• Ressert.






Pompe centrifuge

Physiquement parlant, une pompe est une machine qui a pour rôle de déplacer un fluide d’un point à un autre en lui communiquant une augmentation de pression au de son passage à travers le corps de pompe.

Localisation d’une pompe centrifuge
Localisation d’une pompe centrifuge d’une installation simple (système frigorifique), on prend comme exemple un installation de climatisation.
Dans un système de climatisation centralisé avec serpentin de chauffage à eau chaude et serpentin de refroidissement à eau glacée, la circulation de l’eau est assurée par des pompes centrifuges.
Dans certains systèmes de grande capacité, le transport de l’eau de refroidissement des condenseurs à tour d’eau nécessitera l’emploi de type de pompe.
Réseau d’eau chaude


A- Bouilloire
B- Contrôle
C- Alimentation d’eau chaude
D- Aérotherme
E- Convecteur
F- Serpentin d’eau chaude
G- Retour d’eau chaude
H- Réservoir de pression
I- Vanne à main sur l’arrivée
J- Pompe centrifuge

Réseau d’eau glacée


A-Ligne d’aspiration
B-ligne de liquide
C-Ligne d’eau glacée
D-Ventilateur de la tour
E-Tour de l’eau
F-ligne d’eau du condenseur
G-Pompe centrifuge
H-Pompe centrifuge
I-Bac de récupération
J-Refroidisseur de liquide
K-Serpentin d’eau glacée
L-Air d’alimentation
M-Air de retour
X- N-Air neuf

Dimensionnement des tuyauteries de CIRCUIT FRIGORIFIQUE

a) Pertes de charge tolérées :
la valeur des pertes de charge tolérées dépend des conditions de fonctionnement de l’installation et des conditions dans lesquelles se trouve le fluide frigorigène, ainsi chaque tuyauterie sera traitée individuellement.
a)-1) Tuyauteries liquide :
les pertes de charge dans les tuyauterie liquide ne doivent pas dépasser 0.350 bar (5 Psi ) au total. Cette valeur représente la somme des pertes de charge dynamiques et statiques. En effet, si les évaporateurs et partant les détendeurs les alimentant se trouvent à une hauteur h mètres au dessus du niveau du liquide dans le réservoir de liquide, la perte de charge totale aura pour valeur : Jt = Jd + ϖ h
Jd : pertes de charge dynamiques.
ϖ h : pertes de charge statiques ( contre pression de la colonne de liquide ).
Compte de l’huile entraînée avec le liquide, cette contre pression représente par mètre environ 0.130 bar pour le R12 et 0.120 bar pour le R22. ces dénivellations font que parfois l’on est amené à accepter des pertes de charge supérieures à la valeur précédemment indiquée. Les risques de vaporisation partielle peuvent être prévenus par un sous-refroidissement du liquide.
a)-2) Tuyauteries de refoulement :
les pertes de charge ne doivent pas dépasser 0.150 bar ( 2 Psi ), sauf si des vitesses de gaz élevées doivent être utilisées pour entraîner l’huile dans les conduites et éviter sa décantation. C’est le cas des conduites de refoulement verticales, où l’huile décantée risquerait de retomber par gravité dans la culasse du compresseur.
Afin d’assurer un entraînement de l’huile, la vitesse de refoulement doit être de 10mètres/seconde environ.
a)-3) Tuyauteries d’aspiration :
Ces sont celles qui doivent présenter non seulement les pertes de charge les plus faibles, mais encore de valeurs variables avec les conditions de fonctionnement. En effet, une même chute de pression ne correspond pas à la même chute de température équivalente d’évaporation.
Ainsi, les valeurs des pertes de charge tolérées à l’aspiration varient dans des proportions très grandes, elles sont données pour le R12 en fonction des températures d’évaporation. Pour le R22, les pertes de charge peuvent avoir une valeur supérieure de 25% .



b) Détermination de diamètre des tuyauteries :
Cette détermination se fait à partir d’abaques et de diagrammes. Ces abaques permettent de déterminer graphiquement les diamètres des tuyauteries pour une installation de puissance donnée et compte tenu d es conditions de fonctionnement.
Préalablement à cette détermination, il faut évaluer :
* La production frigorifique φ0 à fournir aux évaporateurs en fg/h.
* La température d’évaporation du fluide t0 en °C.
* La longueur de chaque tuyauterie : Ll , Lr et L a .
* Les pertes de charge admissibles : Jl , Jr et J a .
Ces éléments étant connus, il est alors possible de déterminer le diamètre des tuyauteries de l’installation.
c)-Exemple de détermination:
Soit à déterminer les diamètres des tuyauteries d’une installation à R12 de production frigorifique φ0 = 15000 fg/h ;température d’évaporation t0 = -15°C ; température de condensation tk = +30°C ; longueur de tuyauteries liquide : Ll = 25m ; refoulement : Lr = 5m ; aspiration : La = 30m.
Nous savons que nous devons avoir :
• Jl ≤ 0.350 bar
Jl ≤ ( 0.350*30 )/25 = 0.420 bar.
• Jr ≤ 0.140 bar
Jr ≤ ( 0.140 * 30 )/5 = 0.840 bar.
• Ja ≤ 0.105 bar ( -20 < t0 < -10°C ) Ja30 ≤ 0.105 bar

1) Tuyauterie liquide :
Le point 2 est situé entre les diamètres 1/2" et 5/8"., nous choisirons une tuyauterie de 5/8" qui pour 30m nous donne une perte de charge de 0.300 bar.
La perte de charge de la tuyauterie liquide sera donc : Jl = ( 0.300*25 )/30 = 0.250 bar.
2)Tuyauterie de refoulement :
Nous avons de même le point 4 situé entre les dimensions 7/8″ et 1 1/8″, nous choisirons une tuyauterie de 1 1/8″ qui pour 30m donne 0.500 bar de perte de charge, soit pour notre tuyauterie : Jr = ( 0.500*5 )/30 = 0.083 bar.
3) Tuyauterie d’aspiration :
Le point 6 se trouve entre les diamètres 1 5/8″ et 2 1/8″. Pour les mêmes raisins, nous opterons pour un diamètre de tuyauterie de 2 1/8″, tuyauterie qui nous assurera une perte de charge de : Ja = 0.06 bar.

Régulation de la pression de condensation

Pour empêcher la température de condensation de s’abaisser en hiver en dessous su seuil minimum, il convient de limiter les échanges thermiques dans le condenseur. Pour ce faire on a la possibilité d’agir soit :
- sur le débit d’air ou d’eau circulant sur le condenseur.
- sur le débit de fluide frigorigène circulant dans le condenseur.
a) régulation du débit d’air:
le système le plus simple consiste à arrêter le fonctionnement du ventilateur du condenseur au moyen d’un pressostat haute pression, à réarmement automatique, qui régulera la pression de condensation ( action tout ou rien du contact du pressostat sur la bobine du ventilateur).
On peut améliorer le système en utilisant un ventilateur équipé d’un ventilateur à deux vitesses, ou à vitesse variable ( cela limite le pompage de la régulation). Une autre technique consiste en l’installation de volets modulants sur le circuit d’air du condenseur.
Il est important de noter qu’au démarrage de l’installation, l’inertie thermique du condenseur fait qu’en hiver, il faudra quelques minutes pour que la pression de condensation s’équilibre et atteigne le seuil de réglage, ce qui dans certain cas n’empêchera pas le pressostat basse pression de couper le compresseur pendant cette phase de mise en régime.
b) régulation du débit du fluide frigorigène :


Cette technique utilise un régulateur de pression placé à la sortie du condenseur, en amont de la bouteille liquide, et contrôlant la pression de cette dernière. Un clapet de retenue by-passe l’ensemble condenseur/régulateur de pression. ce clapet devra être taré pour ne s’ouvrir qu’avec un écart de pression bien supérieur à la perte de charge condenseur + régulateur.
Lorsque la pression qui règne dans le réservoir de liquide est trop basse, la vanne est fermée à la mise en marche du compresseur en hiver, les gaz de refoulés passe par le clapet de retenue pour ce diriger dans le réservoir de liquide faisant monter la pression HP. Ensuite la vanne pression constante s’ouvre afin de maintenir la HP au seuil choisi. Le condenseur va s’engorger plus ou moins en liquide en fonction de la fermeture de la vanne à pression constante.

schémas électriques d'un CIRCUIT FRIGORIFIQUE

Définition :
C’est un dessin, simplifié et symbolique plus ou moins poussé, des fonctions remplies par une succession d’organes ainsi que de leurs liaisons.

Normalisation des schémas électriques :
Permet au technicien d’employer un langage technique commun pour lire et établir un schéma électrique. Le technicien utilise à cet effet des symboles, des traits, des repères afin de faciliter une exécution , un dépannage ou un entretien d’une installation électrique.

Règles pour exécution des schémas électriques :
1- Seuls les symboles normalisés sont utilisés pour la réalisation des schémas électriques,
2- Les circuits de puissances sont exécutés par une responsabilité unie ou multifilaire,
3- Les schémas développés des circuits de commande sont représentés entre deux traits verticaux ou horizontaux, cette dernière représentation nous l’adopteront pour la représentation de nos schémas.
4- Les schémas électriques sont toujours représentés au repos,
     * Le déplacement des contacts se fait :
            ¬ De gauche à droite pour les contacts verticaux,
            ¬ De droite à gauche pour les contacts horizontaux.
Normalisation des couleurs des conducteurs :
Bleu.................................................... Neutre
Vert/Jaune.......................................... Mise à la terre
Autres couleurs.................................. Phase C
Classification des composants électriques :
Composant de sécurité , disjoncteur, sectionneur,…
De protection fusible, relais thermique,..
De commande interrupteur, bouton poussoir,…
De régulation thermostat, pressostat,…
Récepteur : Bobine de relais contacteur, résistances, lampes

Ordre à adopter pour la réalisation des schémas électriques


Surrefroidissement

L’organe de détente a pour fonction de réduire, après la condensation, le fluide frigorigène à un niveau de pression le plus bas (pression d’évaporation). La soupape fonctionne de façon optimale lorsque le liquide présente à l’entrée un niveau de pureté également optimal.
Le fluide frigorigène doit littéralement “se frayer en force“ un passage à travers un étranglement (fente d’étranglement).
Si l’on compare une certaine masse de fluide frigorigène à l’état liquide et à l’état de vapeur (à pression
constante), le fluide frigorifique sous forme gazeuse requiert un volume bien plus important. Il s’ensuit que le
fluide frigorigène sous forme de vapeur nécessite plus de temps pour se frayer un passage à travers “l’étranglement“.
Le fluide frigorigène sous forme gazeuse réduit, avant de parvenir à la soupape de détente, le débit et entraîne une sous-alimentation de l’évaporateur en fluide frigorigène.
La pression d’évaporation et la puissance d’évaporation diminuent.
Si l’installation frigorifique est exploitée de telle sorte que l’état “Entrée détendeur“ se trouve directement sur la courbe de séparation gauche (ligne d’ébullition), les moindres variations des conditions d’exploitation peuvent provoquer la formation de bulles à l’avant du détendeur.
Pour cette raison, l’état “entrée détendeur“ est déplacé de la ligne d’ébullition vers la zone liquide et on parle alors de surrefroidissement. qui garantit une alimentation en liquide à l’avant de la soupape de détente.
Le surrefroidissement est ainsi calculé :
en K


Δtc2u Surrefroidissement à la sortie du condenseur en K
tc2u Température du FF à la sortie du condenseur en °C
tc Température de condensation en°C



Surrefroidissement du fluide frigorigène
Surrefroidissement: Δtc2u = tc - tc2u
                              Δtc2u = 45 °C - 40 °C = 5 K
Outre la garantie d’une alimentation liquide à l’avant du détendeur, le surrefroidissement permet également
d’augmenter dans une certaine mesure la puissance frigorifique.
1. Comment obtenir un surrefroidissement?
Surrefroidissement dans le condenseur Il faudra, si l’on souhaite obtenir un surrefroidissement dans le condenseur, remplir une partie du condenseur avec du fluide frigorigène liquide. Le milieu frigorifique (air) circulant à ce niveau refroidit le fluide frigorigène.
Étant donné que le transfert thermique ne peut se dérouler dans cette zone que dans des conditions difficiles, la pression de condensation augmente provoquant ainsi un mauvais rendement de l’installation. Il n’est donc pas absolument nécessaire de réaliser un surrefroidissement dans le condenseur. En présence de températures de condensation très élevées, le surrefroidissement génère, malgré ces effets, une augmentation du rendement.
   *Condenseur avec dispositif de surrefroidissement
Le montage d’un condenseur avec un dispositif de surrefroidissement ou le montage d’une boucle de surrefroidissement permettent également d’obtenir un surrefroidissement.
Ce montage permet de faire passer la conduite de liquide en aval du collecteur de liquide à travers le dispositif à lamelles du condenseur. Le milieu réfrigérant qui parcourt cette zone surrefroidit le fluide frigorigène liquide.
   *Surrefroidissement dans la conduite liquide
Si la conduite liquide traverse des espaces où règnent des températures plus basses (tamb < tc2u), la déperdition de chaleur dans le milieu ambiant entraîne un surrefroidissement supplémentaire.
   *Echangeur de chaleur liquide-vapeur d’aspiration
L’échangeur de chaleur liquide-vapeur d’aspiration (également appelé échangeur thermique interne) favorise l’échange de chaleur entre le fluide frigorigène dans la conduite de liquide. Il assure un surrefroidissement du liquide ainsi qu’une surchauffe de la vapeur d’aspiration. Cet élément n’est pas utilisé dans les installations frigorifiques mobiles.
2 Valeurs de surrefroidissement
Le surrefroidissement à la sortie du collecteur atteint 0 K sur les installations à collecteur (si la quantité de remplissage de fluide frigorigène est correcte). Le collecteur assure ici l’alimentation nécessaire en liquide. Sans collecteur, le surrefroidissement optimal serait la plupart du temps situé entre 2-3 K.
3 Mesure du surrefroidissement
Vous êtes appelé à mesurer le surrefroidissement sur une installation frigorifique utilisant du R 134a.
 a) De quel appareil de mesure avez-vous besoin?
b) Où mesurez-vous les valeurs requises? c) Vous lisez sur un manomètre monté directement sur le condenseur la valeur pec = 15 bar Quelle est la valeur de la pression de condensation pc?
 d) Quelle est la valeur de la température de condensation tc?
 e) Vous mesurez la température à la sortie du condenseur tc2u = 55 °C. Quelle st la valeur du surrefroidissement Δtc2u?
 f) Tirez les conclusions sur le surrefroidissement calculé.
Solution
a) Manomètre, thermomètre, (tableau récapitulatif des vapeurs)
 b) La pression de condensation po et la température mesurée à la sortie du condenseur tc2u sont mesurées si possible au même endroit en aval du condenseur.
 c) pc = pec + pamb = 15 bar + 1 bar = 16 bar
 d) Pour pc = 16 bar, le tableau récapitulatif des pressions de vapeur de R 134a (voir annexe) affiche une température de condensation tc de 57,9 °C.
 e) Δtc2u = tc - tc2u = 57,9 °C - 55 °C = 2,9 K
 f) La valeur du surrefroidissement calculée est située dans la plage usuelle comprise entre 2 - 3 K. Si l’installation toutefois est pourvue d’un collecteur, le surrefroidissement atteint 0 K.

Surchauffe

Un compresseur de fluide frigorigène peut transporter, en raison de sa construction, que des gaz ou de la vapeur.
Les liquides ne peuvent pas être comprimés et ne sauraient par conséquent figurer dans la chambre à compression du compresseur.
Si le niveau d’aspiration du compresseur est situé directement sur la ligne de rosée, une diminution de charge de l’évaporation peut entraîner une “aspiration“ humide. Il peut en résulter deux conséquences
néfastes pour le compresseur. Le fluide frigorifère liquide lave le film lubrifiant entre le piston et les parois du
cylindre; une lubrification insuffisante provoque une usureplus importante. Si du liquide frigorigène liquide parvenait dans le cylindre, celui-ci entraînerait, lors de la compression,un transport direct de l’énergie du piston à la culasse du cylindre. La plaque de soupape peut être endommagée par les à-coups de liquide.
Afin d’éviter toute aspiration de liquide, l’état d’aspiration du compresseur est décalé de la ligne de rosée vers la droite. On „surchauffe“ la vapeur du fluide frigorigène.
Sa température to2h est située au-dessus de la température to. La surchauffe est calculée de la manière suivante
en K


Δto2h Surchauffe à la sortie de l’évaporateur en K
to2h Température FF à la sortie de l’évaporateuren °C
to Température d’évaporation en °C

La lettre „h“ est utilisée pour la “surchauffe“.
Surchauffe du fluide frigorigène dans l’évaporateur
Surchauffe: Δto2h = to2h - to
                  Δto2h = -3 °C - (-10 °C) = 7 K
Outre la protection du compresseur contre les liquides, la surchauffe présente d’autres avantages. Étant donné que le pourcentage de liquide dans la vapeur d’aspiration entraîne une réduction du débit de transport du compresseur, ce pourcentage pourra être augmenté par des phases de chauffage précises. La surchauffe améliore notamment le recyclage de l’huile.

1. Comment obtenir une surchauffe?
       *Surchauffe dans l’évaporateur
La plupart des installations frigorifiques à évaporation sèche sont équipées d’organes de détente réglés de
façon thermostatique. Elles ont pour fonction, à tous les stades de fonctionnement de l’installation frigorifique de réaliser un réglage de la surchauffe après la phase d’évaporation dans l’évaporateur. Une partie de la surface de l’évaporateur (env. 20 %) permet de réaliser la surchauffe.
       *Surchauffe dans la conduite d’aspiration
Si de longues conduites d’aspiration parcourent des espaces présentant des températures élevées (tamb >
to2h) (par exemple des salles de machines), l’absorption thermique issue de l’environnement entraîne une surchauffe supplémentaire. La température du fluide frigorigène ne peut pas être plus élevée que la température de l’espace environnant. Une surchauffe dans la conduite d’aspiration ne constitue pas une protection sûre du compresseur face aux liquides.
       *Surchauffe dans le compresseur
La vapeur d’aspiration est utilisée pour le refroidissement du moteur du compresseur lors du “refroidissement de la vapeur d’aspiration“. Le fluide frigorigène est préalablement surchauffé avant d’être envoyé dans la chambre de compression. Le transfert thermique interne entre la partie des gaz chauds et la partie aspiration génère également une surchauffe.

2. Valeur de surchauffe usuelle
La valeur de surchauffe usuelle atteint environ 5 - 8 K
Le rendement maximal de l’installation est atteint lors de cette surchauffe. La soupape de détente thermostatique ne peut toutefois pas régler exactement cette valeur. La surchauffe oscille selon le type d’appareil et les conditions d’exploitation entre 4 et 12 K. L’augmentation de température de la conduite d’aspiration dans l’air ambiant entraîne une surchauffe supplémentaire.

3. Mesure de la surchauffe
Vous êtes appelé à mesurer la surchauffe sur une installation frigorifique utilisant du R 134a.
a) De quels appareils de mesure avez-vous besoin ?
b) Où mesurez-vous les valeurs requises ?
c) Vous lisez sur un manomètre monté directement sur l’évaporateur la valeur peo = 1,7 bar . Quelle est la
valeur de la pression d’évaporation po?
d) Quelle est la valeur de la temp. d’évaporation to?
e) Vous lisez à l’aide de la sonde thermique à la sortie de l’évaporateur la température to2h = +3 °C.
Quel est la valeur de la surchauffe de l’évaporateur Δto2h?
f) Tirez les conclusions sur la valeur de surchauffe calculée.
       *Solution
a) manomètre, thermomètre, (tableau récapitulatif des vapeurs)
b) la pression d’évaporation po et la température to2h mesurées à la sortie de l’évaporateur
c) po = peo + pamb = 1,7 bar + 1 bar = 2,7 bar
d) Pour po = 2,7 bar, le tableau des pressions de vapeur de R 134a (voir annexe) affiche une température
d’évaporation to de -2,2 °C.
e) Δto2h = to2h - to = 3 °C - (-2,2 °C) = 5,2 K
f) La valeur de surchauffe déterminée est située dans la plage usuelle comprise entre 4 - 12 K.

CHARGE DE L’INSTALLATION FRIGORIFIQUE EN FLUIDE

- Le chargement d’un système se fait en phase
- vapeur ou en phase liquide. On suppose que le système a subi une é preuve d’étanchéité avant toute procédure de chargement
- La 1e méthode se fait avec le compresseur en fonction
- La 2eme méthode (phase liquide) se fait lorsque le compresseur est arrête et que le système est sous vide par la vanne de service (vanne départ liquide) du réservoir
     1e méthode      *Chargement du système en vapeur :
     2eme méthode  *Chargement du système en liquide :

Chargement du système frigorifique en liquide :

La charge du système s’effectue du coté haute pression et à l’arrêt ducompresseur.
ETAPES
PRECAUTIONS
1. Préparation- S’assurer d’avoir le matériel nécessaire à l’opération decharge
- Faire un essai d’étanchéité
2. Mise à l’arrêt du système et
installation des manomètres
-arrêt du compresseur
3. Faire le vide dans
l’installation
-vide le circuit
4. Raccordement de la bouteille
de charge à la vanne de service
du réservoir. De liquide
- Purger le flexible de charge avant de serrer le accord
5. Chargement- Placer la vanne de service du réservoir en position intermédiaire
- Charger en liquide le réservoir
6. Arrêt du chargement- Fermer la vanne de la bouteille de charge
- Placer la vanne de service du réservoir en position arrière
- Drainer le flexible de chargement
7. Mise en marche du
système
-le compresseur en marche.
8. Vérifications- Contrôler les pressions d’opération
- Contrôler les températures de refroidissement
- vérifier l’ampérage du compresseur
- S’assurer que tous les capuchons sont en place

Chargement du système frigorifique en vapeur :

La charge du système s’effectue du côté basse pression ; le compresseur étant en marche.
ETAPES
PRECAUTIONS
1- Préparation- S’assurer d’avoir le matériel nécessaire à l’opération de charge
- Faire un essai d’étanchéité du circuit
2- Installation du manifold- Raccorder les manomètres BP et HP aux robinets d’aspiration et de refoulement
- Purger les flexibles des manifolds
3- Positionnement des
vannes du compresseur
- S’assurer que les vannes du compresseur sont en position intermédiaire
4- Mise en route du
compresseur
-le compresseur en marche.
5- Raccordement de la
bouteille de charge au
flexible de service du
manifold
- S’assurer que le flexible de service est relié à la vanne de charge en vapeur de la bouteille
6- Chargement- Charge lentement
- surveiller attentivement le voyant liquide.
- Surveiller constamment les pressions des manomètres
7- Arrêt du chargement- Attendre quelques minutes après la fermeture de la vanne de la bouteille pour défaire le raccord
- Fermer la vanne d’aspiration du manifold
- Vider le flexible de service par pompage avant de faire le raccord
8- Positionnement des
vannes compresseur
- S’assurer que les vannes sont en position arrière
- retirer les manomètres
9- Vérification et  réglage- Contrôler les températures de refroidissement
- Vérifier l’ampérage du compresseur
- Régler les appareils de régulation et de sécurité
- S’assurer que tous les capuchons sont en place.

LES TUYAUTRIES DE CIRCUIT FRIGORIFIQUE

Les systèmes de réfrigération, congélation, de climatisation sont hermétiques, c’est-àdire que chaque composant est relié au suivant par des tubes qui contiennent et qui permettent la circulation du réfrigérant. on trouve trois circuits de base complets avec la tuyauterie qui les relie
Toues les tuyauteries des systèmes de réfrigération, de climatisation et de congélation, se divisent en trois sections qui sont dans l’ordre de circulation du réfrigérant :
- Ligne de refoulement
- Ligne de liquide
- Ligne d’aspiration

Ligne d’aspiration

La ligne d’aspiration est celle qui relie la sortie de l’évaporateur à l’entrée dans le compresseur. Les vapeurs de réfrigérant qui, après avoir capté la chaleur ambiante du milieu à refroidir, se dirigent vers le compresseur pour être comprimées et refoulées vers le condenseur.


Ligne de liquide

La ligne liquide est celle qui relie la sortie du condenseur à l’entrée du détendeur, de liquide qui sort du condenseur, se dirige vers le détendeur ou il subira une chute de pression. Il y a d’autres accessoires sur cette ligne qu’on vous présentera ultérieurement.


Ligne de refoulement de

La ligne de refoulement, est celle qui relie la sortie du compresseur à l’entée du condenseur. Les vapeurs sortent du compresseur et se dirigent vers le condenseur ou elles seront liquéfiées.


Transfert de la chaleur

Si la chaleur n’est pas un fluide, comment peut-elle alors se propager ? C’est que l’objet froid absorbé de la chaleur et l’objet chaud la dissipe jusqu’à ce due la température finale des 2 objets soit identique.
*Transfert de la chaleur par conduction
*Transfert de la chaleur par convection
*Transfert de la chaleur par rayonnement

Transfert de la chaleur par rayonnement

L’étoile, qu’on appelle ( soleil ) est la principale source d’énergie de notre planète .
Malgré le fait que le soleil soit très chaud, il ne peut transférer sa chaleur ni par
conduction ni par convection. Rappelez –vous que le transfert de chaleur par ces deux
méthodes requiert la présence de molécules. Toutes, fois dans l’espace entre le soleil et
la terre, c’est le quasi vide qui règne. Ce qui fait que le transfert de chaleur par
conduction et par convection n’est pas possible. Si vous placez votre main sous une
lampe allumée, vous serez en mesure de sentir la chaleur. Puisque votre main est
placée sous la lampe et pas sur la lampe, la chaleur n’est pas transmise par conduction
parce que l’air est un isolant. Elle n’est pas non plus transmise par convection, l’air doit
être froid dans la partie inférieure du fluide.
C’est sous forme de radiation que le soleil transmet de l’énergie. L’énergie de radiation
se manifeste, entre autres par le biais d’ondes que nos yeux peuvent détecter : c’est la
lumière visible. La lumière visible est constitue de plusieurs couleurs qui correspondent
approximativement à celles d’un arc-en-ciel. Le, soleil émet également des ondes
infrarouges et des ondes ultraviolettes qui sont visibles. Les ondes infrarouges moins
énergétiques que la lumière visible, réchauffe la peau mais ne causent pas de coups de
soleil et ne sont pas responsables du bronzage. Ce sont plutôt les UV et infrarouge qui
en sont responsables.

Transfert de la chaleur par convection

Dans les solides, la chaleur est transférée d’une molécule à une autre, les vibrations de l’une faisant vibrer les suivant ; Par contre dans les fluides, c’est-à-dire dans les gaz et les liquides, les molécules se déplacent d’elles-mêmes. Que ce pace –t-il quant les molécules d’un fluide absorbent de la chaleur ? Elles se déplacent plus rapidement, et acquièrent une plus grande énergie cinétique. Plus elle se déplace rapidement plus elles
heurtent fréquemment, plus elles occupent de l’espace. Les molécules lentes les plus froids, parce qu’elle occupe moins de l’espace descendent ou restent au fond du récipient. Ceci à pour effet de pousser vers le haut du récipient les molécules les plus chauds.
C’est quand on chauffe inégalement un liquide ou un gaz que se produit ce phénomène de déplacement de molécules vers le haut et vers le bas. il se produit alors des courants q’on appelle courants de convection le phénomène de convection n’est pas possible dans les solides

Transfert de la chaleur par conduction

Certains matériaux transfèrent la chaleur mieux que d’autre. Par exemple, si vous placez un poêlon tout en métal ( incluant le manche ) sur une cuisinière électrique, vous vous apercevrez qu’éventuellement le manche deviendra chaud. si le poêlon est muni d’un manche en bois ou en plastique. Le transfert de la chaleur s’effectue moins bien et le manche reste froid ou tiède pendant la cuisson.
La capacité qu’ont certains matériaux à conduire la chaleur par contact s’appelle conduction.
En d’autres mots, la conduction correspond au transfert de la chaleur à travers une substance par contact moléculaire direct. L’argent (mentale ) est un bon conducteur de chaleur. Si vous agitez un liquide chaud à l’aide d’une cuillère en argent, le manche deviendra chaud rapidement. Par contre, si vous utilisez une cuillère en bois, le manche restera froid.
La chaleur qui provient du liquide est donc transférée aux molécules du métal qui sont en contact avec celle du liquide. C’est l’agitation moléculaire du liquide qui est responsable de l’augmentation de température de la cuillère en métal.

ELEMENTS D’UN CIRCUIT FRIGORIFIQUE

LE COMPRESSEUR :
C’est une pompe aspirante et refoulante, il aspire les vapeurs froides venant de l’évaporateur et refoule les vapeurs comprimées et très chaudes.
LE CONDENSEUR :
Les vapeurs comprimées et chaudes pénètrent dans le condenseur et sont par refroidissement liquéfiées .
L’air ou l’eau permettant la condensation des gaz s’échauffe au passage dans le condenseur.
Le condenseur est donc un échangeur thermique.
L’EVAPORATEUR :
Dans l’évaporateur le liquide entre en ébullition. La chaleur nécessaire à ébullition est prise dans l’ambiance à refroidir l’évaporateur est donc un échangeur thermique..
LE DETENDEUR :
Le détendeur est l'organe chargé de réguler le débit de fluide dans l'évaporateur.
Le ,détendeur crée la chute de pression nécessaire à l'entrée en, ébullition du fluide dans l'évaporateur.
LE FLUIDE FRIGORIGENE :
Le fluide frigorigène est un composé chimique facilement liquéfiable et dont on utilise les
changements d’état physiques comme source ,de production de froid.
Il est aussi le véhicule de la chaleur du circuit frigorifique.
L’HUILE :
L'huile sert à la lubrification du compresseur. En plus de ses qualités lubrifiantes exceptionnelles l'huile doit être incongelable afin d'éviter les bouchons.
LE MOTEUR D’ENTRAINEMENT :
Il s'agit généralement d'un moteur électrique et son rôle est de donner au moteur la puissance mécanique nécessaire pour la compression.
DESHYDRATEUR :
Son rôle est déshydrater le fluide frigorigène. Il évite ainsi les bouchons de glace au détendeur
et la formation ,d'acides.
LA VANNE DE COMPRESSEUR :
En cas de réparation, ces vannes permettent ,d'isoler le compresseur du reste du circuit. Aussi pendant le fonctionnement leurs prises manométriques facilitent le contrôle de l'installation.
LA VANNE DE BOUTEILLE :
Lors du dépannage du circuit frigorifique, cette vanne offre au technicien la possibilité de stocker tout le fluide dans la bouteille.
LE VOYANT LIQUIDE :
Ce voyant permet de voir ce qui se passe à l’intérieur de la tuyauterie. Il permet de vérifier que le détendeur est bien alimenté en liquide. La présence de bulles est anormale.
LE PRESSOSTAT SECURETE HP :
Cet appareil est équipé d’un contact électrique et d’un mécanisme qui actionne ce contact à partir d’une pression mesurée.
Il mesure la pression au refoulement du compresseur et l’arrête si cette pression atteint la limite de réglage.
LE PRESSOSTAT SECURITE BP :
Appareil analogue au pressostat HP, il mesure la pression d’aspiration du compresseur. Son rôle étant d’arrêter le compresseur si cette pression diminuait jusqu’au seuil de réglage.
LE THERMOSTAT :
Appareil commandant un contact à partir d’une température.
Cet appareil contrôle la température du milieu a refroidir en mettant en route ou en arrêtant le compresseur.

TYPES DE RÉGULATION


 *Régulation thermosttatique
Le thermostat d'ambiance commande le compresseur frigorifique.

 *Régulation pressostatique
Le pressostat basse pression de régulation commande le compresseur, il n'y a pas de thermostat de régulation.
B1 Pressostat basse pression de régulation

 *Régulation par tirage au vide
Le thermostat de régulation commande l'électrovanne de la ligne liquide, le pressostat basse pression de régulation commande le compresseur frigorifique. A chaque arrêt en régulation, on vide le circuit basse pression de son fluide frigorigène mais en y laissant une légère surpression par rapport à la pression atmosphérique. Il existe deux variantes :
   -Tirage au vide automatique
   -Tirage au vide unique