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Remplacement du HCFC R-22

Le problème du remplacement de l’HCFC R-22 reste à l’heure actuelle le principal problème. En effet, le R-22 était l’un des fluides préférés des frigoristes. C’était le fluide passe partout (avec le R-12). Son domaine d’utilisation était très large, il couvrait aussi bien le domaine du froid commercial et industriel (jusqu’à –40°C) que le domaine du conditionnement d’air et de la pompe à chaleur (jusqu’à 55°C). De plus, il présente de bonnes performances thermodynamiques. Il possède notamment une fort e chaleur latente de vaporisation. Pour l’instant le R-22 a plusieurs postulants pour le remplacer.
1. le HCFC R-407C. C’est un mélange qui présente un glissement important (7,2°C à 1atm) qui effraie un peu les constructeurs et les installateurs. Néanmoins, ce glissement n’est pas nécessairement un handicap et peut même devenir un avantage si des échangeurs à contre courant sont utilisés et bien conçus. Plusieurs constructeurs ont mis sur le marché des systèmes fonctionnant au R-407C.
2. Le HCFC R-410A. C’est également un mélange. Mais cette fois, le glissement est négligeable (inférieur à 0,1°C à 1 atm). Des unités de faible puissance sont déjà commercialisées (aux Etats Unis notamment). La commercialisation d’unités de plus forte puissance est à l’étude et le développement dépendra vraisemblablement de l’évolution de la réglementation sur les équipements sous pression. Les constructeurs espèrent que la réglementation soit allégée contre des assurances de qualité renforcée à la fabrication.
3. Le R-717, ammoniac, fluide naturel dont le GWP est nul. L’ammoniac compte de nombreux partisans. La législation le concernant est lourde, néanmoins, les progrès en cours sur le confinement et la réduction de charge devraient favoriser sa diffusion dans les années à venir si une Ecotaxe s’applique aux HFC comme cela semble se dessiner actuellement.

Remplacement du CFC R-502

Le CFC R-502 (mélange azéotropique du HCFC R-22 et du CFC R-115) qui était utilisé pour certaines applications basses températures (jusqu’à –45°C) de froid commercial et industriel a été remplacé par le HFC R-404A. Néanmoins, ce fluide est contesté. D’une part parce qu’il possède un GWP élevé et d’autre part parce que son efficacité énergétique est légèrement moins bonne que celle des autres fluides concurrents (NH3 et R-407C).

Remplacement du CFC R-12

D’après ce tableau, on constate que le CFC R-12 qui a eu le plus large champ d’application avec tous les types de compresseur (réfrigération domestique, commerciale et industrielle ; conditionnement d’air résidentiel, commercial, industriel et automobile, refroidissement de liquide, pompes à chaleur) a été remplacé par le HFC R-134a dont les propriétés en termes de pressions de fonctionnement et de performances sont très voisines de celles du R-12. Si le R-134a a l’exclusivité du remplacement du R-12 pour la climatisation automobile ainsi que pour une bonne partie de la climatisation ferroviaire, le R-134a n’a néanmoins pas l’exclusivité du remplacement du R-12 pour toutes les applications. C’est ainsi que les hydrocarbures (isobutane, propane ou mélange isobutane-propane) représentent une alternative largement utilisée dans les pays du nord de l’Europe. D’ores et déjà, on peut affirmer que plus de la moitié des réfrigérateurs ménagers vendus en France fonctionnent aux hydrocarbures (en Allemagne, c’est plus de 90% qui fonctionnent aux hydrocarbures).
*Un réfrigérateur congélateur ménager fonctionnant au R-134a nécessite 75g de fluide alors qu’un appareil identique fonctionnant au R-600a ne nécessitera que 27g de fluide. En revanche, la cylindrée du compresseur fonctionnant à l’isobutane sera de 5,38 cm3 alors que celle du compresseur fonctionnant au R-134a n’est que de 4,38cm3. Le COP du réfrigérateur à l’isobutane est supérieur à celui au R-134a (1,32 contre 1,01).

Relation pression-température

Dans une bouteille de R22, la surface du fluide frigorigène est soumise à l'action de deux forces :
Fe = force externe exercée par la vapeur de fluide frigorigène sur la surface du liquide.
Fi = force interne exercée par le liquide sur
sa surface.
Naturellement, le fluide frigorigène établit un équilibre entre ses 2 forces. C'est à dire qu'il essaie de maintenir Fe=Fi.
La bouteille étant fermée, la quantité de vapeurs contenue dans celle-ci engendre une force Fe qui compense celle interne au liquide... Rien ne se passe dans la bouteille.
En ouvrant la vanne de la bouteille, des vapeurs s'échappent. La pression exercée par ces vapeurs sur la surface du liquide diminue. La force Fe qu'elles engendrent diminue aussi. Elle devient alors inférieure à Fi. Le fluide frigorigène se met à bouillir afin de fournir des vapeurs pour rétablir l'équilibre naturel. Malheureusement, comme les vapeurs s'échappent de la bouteille, l'ébullition du liquide ne permet pas de rétablir l'équilibre...
Ainsi, nous pouvons conclure que le fluide frigorigène bout si Fe devient inférieur à Fi.
Relation pression-température :
Un mélange liquide-gaz de R134a à 20°C a une pression de 4,7 bar.
C'est la relation pression-température pour le mélange liquide-gaz de R134a.
Chaque fluide possède sa propre relation pression-température. Ainsi, un mélange liquide-gaz de R22 à 20°C aura une pression de 8,1bar qui est différente de celle du mélange liquide-gaz de R134a.
Connaissant la température d'un mélange liquide-gaz d'un fluide, on peut connaître sa pression et vis-versa.
C'est pourquoi sur les manomètres utilisés par les frigoristes, il y a une échelle de pression et des échelles de température pour des fluides donnés.
Il est aussi possible de faire la correspondance pression-température pour un mélange liquide-gaz à l'aide d'une réglette de conversion.
Si la température augmente de 10°C, l'agitation moléculaire va augmenter dans le liquide. La force interne Fi deviendra supérieure à la force externe Fe. Le fluide frigorigène va donc essayer de rétablir l'équilibre entre son liquide et sa vapeur. Pour cela, une faible quantité de liquide va s'évaporer pour fournir des vapeurs. Cette quantité de vapeurs supplémentaire permet à Fe de croître aussi, et dans la même proportion de Fi. Grâce à l'évaporation de la faible quantité de liquide, le fluide frigorigène a réussit à rétablir l'équilibre entre la force exercée par sa vapeur et celle exercée par son liquide. On retrouve alors Fe=Fi.
Comme on retrouve plus de vapeurs, la pression augmente... 6,6 bar, c'est la pression d'un mélange liquide-gaz de R134a à 30°C.
Il suffit d'une goutte de liquide pour que la relation pression-température soit applicable. Ici la condition est réalisée. Nous pouvons donc dire : 6,6 bar, c'est la pression d'un mélange liquide-gaz de R134a à 30°C.

Si nous plaçons la bouteille précédente dans une ambiance à + 40°C. L'agitation moléculaire augmente dans la goutte de liquide qui s'évapore. Malheureusement, elle ne fournit plus suffisamment de vapeurs pour faire augmenter la pression. Celle-ci reste égale à 6,6 bar. La force exercée par la pression de vapeur Fe ne peut donc plus augmenter. L'élévation de la température ambiante à 40°C à fait évaporer tout le liquide. Il n'y a donc plus relation pression-température.
6,6 bar était la pression d'un mélange liquide-gaz de R134a à 30°C. Ici nous avons des vapeurs à 40°C.
Elles sont donc surchauffées de 40°C - 30°C= 10°C.

CYLINDRE DE CHARGE de fluide frigorigène

C’est une réserve de fluide frigorigène , il est utilisé pour recharger les installations lorsque la quantité de fluide à introduire dans le circuit est connue .Il est constitué d’un réservoir en communication avec un tube indicateur de niveau .Deux vannes assurent un soutirage du fluide , l’une en phase liquide , l’autre en phase vapeur ;un manomètre est installé sur le corps du cylindre de charge .Enfin un tube de protection gradué coulissant indiquera la quantité de fluide contenue dans le cylindre

Pour effectuer la charge en fluide frigorigène du cylindre , procéder comme suit :
-Raccorder à l’aide d’un flexible la vanne de soutirage ‘’liquide ‘’ à la bouteille de fluide frigorigène .
- La bouteille étant positionnée pour une alimentation en phase liquide , ouvrir la vanne
- Purger le flexible , pour ne pas introduire d’air et de vapeur d’eau dans le cylindre , le dévisser légèrement du raccord fileté situé sur la vanne du cylindre
- Ouvrir la vanne de soutirage « liquide » du cylindre
- Raccorder avec un flexible la vanne de soutirage « vapeur » du cylindre à l’unité de récupération .
- Ouvrir la vanne de soutirage « vapeur »
- Mettre en fonctionnement l’unité de récupération (elle met le cylindre en dépression par rapport à la bouteille , le fluide frigorigène liquide pénètre dans le cylindre).
- Arrêter l’unité de récupération lorsque le niveau souhaité est atteint .
- Fermer les vannes de soutirage du cylindre et de la bouteille.
- Déconnecter les flexibles de raccordement avec précaution , le fluide détendu restant dans les flexibles peut brûler les doigts au cours de cette opération

Les différentes étapes pour déterminer la quantité de fluide frigorigène soutirée sont les suivantes :
- Lire la pression sur le monomètre du cylindre de charge
- Repérer cette pression sur le tube de protection coulissant , en fonction de fluide utilisé
- Tourner le tube pour que la pression repérée soit en face de l’indicateur de niveau
- Lire sur cette colonne la quantité de fluide contenue dans le cylindre de charge .
- Effectuer une nouvelle lecture après chaque soutirage . Par soustraction la quantité soutirée est connue.

Pour un soutirage en phase vapeur du fluide frigorigène , il se crée une dépression dans le cylindre ,conduisant à l’ébullition brusque de fluide . la lecture sur tube indicateur de niveau est impossible .Une résistance électrique (située sur le cylindre ) permet d’apporter la quantité de chaleur favorisant une ébullition plus lente du fluide ,donc une meilleure lecture

Fluides frigorigènes employés dans les installations de petites et moyennes puissances.


• Ammoniac ……………………………………………NH3
• Dichlorodifluorométhane …………………………..CCL2F2
• Acide carbonique …………………………………..CO2
• Monochlorodifluorométhane ……………………...CHCIF2
• Trichloromonofluoroéthane ……………………….CCL3F
• Monochlorotrifluorométhane.………………………CCLF3
• Le dichlorodifluorométhane ou R12 (CCL2F2)
• Le mélange azéotrope de R22 et de R115 (pentafluoromono-chloroéthane, C2CIF5) connu sous la référence R50)
• Le monochlorotrifluorométhane ou R13 (CCLF3)
• Le tetrafluorodichloroétane ou R114 (C2CL2F4).

Classification des fluides frigorigènes.

LES CFC.
Les fluides frigorigènes sont classés en 3 groupes. Le premier groupe est le groupe des chloroFluoroCarbures appelés CFC. Ils contiennent du chlore, du Fluor et du Carbone. Les fluides frigorigènes les plus utilisés font partie de cette catégorie. Les CFC sont les fluides les plus agressifs envers l’environnement. Leur production a été arrêtée le 31décembre 1994. Les CFC les plus couramment rencontrés sont :
Les CFC. CFC 11 (CCL3F)
CFC 12 (CCL2F2)
CFC 113 (CCL2FCCLF2)
CFC 114 (CCLF2CCLF2)
CFC 115 (CCLF2CF3)
Leurs Dérivés : AZEOTROPES.
R 500 (73,8 % CFC 12 et 26,2 % HFC 152a)
R 502 (48,8 % HCFC 22 et 51,2 % CFC 115)

LES HCFC
Le second groupe est le groupe de HydroChloroFluoroCarbures appelés HCFC.
Ils contiennent de l’hydrogène, du chlore, du fluor, et du carbone.ils moins agressifs visà-vis de la couche d’OZONE que les CFCs.
Le fluide le plus utilisé de cette catégorie est le R22. Les autres HCFCs sont utilisés dans des mélanges.
LES HCFCs HCFC 22 ( CHClF2 )
HCFC 123 ( CHCl2CF3 )
HCFC 124 ( CHClFCF3 )
HCFC 141b ( CH3CCl2F )
HCFC 142b ( CH3CClF2 )

LES HFC.
Le troisième groupe est le groupe des HydroFluoroCarbures appelés HFC. Ils contiennent de l’hydrogène, du Fluor et du Carbone.Il n’ont pas d’agressivité vis à vis de la couche d’ozone. Seuls ces fluides seront utilisés dans le futur. Le fluide frigorigène le plus utilisé de cette catégorie est le R 134a. Les autres HFC sont utilisés dans des mélanges.
LES HFC HFC 23 ( CHF3 )
HFC 32 ( CH2F2 )
HFC 134a ( CH2FCF3 )
HFC 143a ( CH3CF3 )
HFC 125 ( CHF2CF3 )
HFC 152a ( CH3CHF2 )

Critères environnementaux : ODP, GWP, TEWI.

Les deux problèmes environnementaux globaux que sont l’appauvrissement de la couche d’ozone stratosphérique et l’accroissement des concentrations de gaz à effet de serre ont amené la communauté scientifique à proposer des indices pour éclairer les décideurs politiques. Trois indices ont été créés :
• L’ODP (Ozone Depletion Potential) - le potentiel d’appauvrissement de l’ozone ;
• Le GWP (Global Warming Potential) – le potentiel de réchauffement global.
• Le TEWI (Total Equivalent Warming Impact) - l’impact de réchauffement total équivalent.
Ils ont un usage fort différent qui peut se résumer ainsi.

L’OZONE
A la différence de beaucoup de planètes la Terre possède une atmosphère. C’est une couche gazeuse d’une épaisseur proche des 1000 Km. L’atmosphère filtre et absorbeune partie des rayons solaires, limitant ainsi la
température sur la surface de la terre( par exemple :Sur la lune qui ne possède pas d’atmosphère la température dépasse 100°C et –150°C sur la face cachée de la lune.)
L’atmosphère se compose d’un mélange de différents gaz tels qu’azote, oxygène, OZONE, etc.La proportion prise par chaque gaz dans le mélange est fonction de l’altitude. L’OZONE( O3 )existe en grande quantité dans la couche d’atmosphère comprise entre 17 et 58 Km Il y a en permanence formation et destruction de la couche d’OZONE, de telle manière que les rayon UV Sont absorbés.
EFFET DE SERRE.
De façon schématique, on peut dire que la terre doit rendre une grande partie de l’énergie reçue, le rayonnement calorifique émis par le soleil doit ainsi, après avoir touché la terre,remonter vers l’ espace.
Or, en remontant, ces radiations solaires tombent sur l’atmosphère terrestre chargée des certains nombres d’éléments (des gaz à effet de serre, la vapeur d’eau, les nuages )qui freinent, voire arrêtent cette progression et renvoient cette énergie vers le sol, comme cela se passe dans une serre de jardin ou à l’intérieur d’une voiture ,qui roule au soleil. La chaleur entre dans l’habitacle et reste piégé à l’intérieur.
L’effet de serre est un phénomène naturel sans lequel la température de surface de la
terre serait plus basse de –18°C ; mais son augmentation est néfaste.
Parmi les gaz qui agissent sur l’effet de serre certains y contribuent plus que d’autres, et  risquent par leur présence importante et leur durée de vie plus ou moins longue de crée un véritable déséquilibre  atmosphérique et provoquer une hausse des températures terrestre entre +2 et +5°, suivie d’une élévation du niveau des mers de plusieurs dizaines de centimètres. Ces gaz quels sont-il ?
Le dioxyde de carbone (CO2) composé qui provient de la combustion de carburants fossiles et qui contribue pour près de 50% à l’effet de serre.
Le méthane (CH4) issu des déchets putrescibles, de la riziculture, de l’élevage bovin et ovin, de la déforestation et également des fuites d’extraction et de traitement du gaz naturel ; sa part dans le réchauffement est d’environ 12%.
Les CFC qui, outre leur impact sur la couche d’ozone, ont une contribution à l’effet de serre estimée à 20 %.
L’oxyde nitreux (N20) issu pour partie de l’utilisation d’engrais azotés dans l’agriculture, responsable de 10% de l’effet de serre.
Conséquence de l’ODP et de l’effet de serre.
Ces phénomènes ne seraient pas si graves si les conséquences étaient nulles.
Mais cela n’est malheureusement pas le cas. En effet, les implications sont nombreuses et variées.
* Sur l’homme.
La couche d’ozone nous protège des UVB. Ces rayons, s’ils arrivaient en plus grande quantité à la surface terrestre, pourraient être responsables d’atteintes de la peau (cancer), des yeux (certains ont même chiffré l’étendue des conséquences : 1 d’O3 en moins entraînerait 100 000 aveugles de plus dans le monde) ou encore du système immunitaire avec une sensibilité accrue aux virus.
* Sur la terre.
L’augmentation des UVB conduirait pour la faune et le zooplancton aux même constats que pour l’homme. Toute la chaîne alimentaire serait affectée. La flore verrait-elle aussi d’importants bouleversements (rendement des plantations…) Certaines matériaux (plastiques…) pourraient évoluer assez rapidement (couleur, tenue mécanique.)
L’effet de serre augmenté induirait une couche plus épaisse à basse altitude, donc une pollution accrue et d’importants problèmes respiratoires dus à des brouillards photochimiques.
* Le climat enfin serait lui aussi bouleversé.
L’ozone participe en effet à la définition des climats : vents, pluies, saisons. L’équilibre actuel serait déplacé et le temps deviendrait plus vif : tornades, pluies, fortes…
L’effet de serre induirait naturellement une augmentation de la température ambiante (chiffrée entre +3 et +5° C d’ici 2050.) Les conséquences seraient multiples :
• Adaptations nécessaires de l’homme, de la faune et de la flore.
• Augmentation du niveau des mers par dilatation de l’eau et fonte des glaces polaires.
• Modification des pluies.
Il faut noter que l’ensemble de ces scénarios font l’objet de remises en cause permanentes au fur et à mesure de l’avancée des connaissances, mais les bouleversements risquent en tout cas de ne pas être minimes.

Les fuites de fluides.

Depuis le 1 avril 1995, toutes les mesures préventives réalisables doivent être prises afin d’éviter les fuites de CFC et D’HCFC provenant des équipements commerciaux et industriels de climatisation et de réfrigération.
Le décret du décembre 1992 sera modifié de façon à répondre à cette directive CE. La modification devrait prévoir l’inspection annuelle obligatoire des installations de +2 kg de fluide et la réparation immédiate de toutes les fuites détectées et ce uniquement par les entreprises inscrites en Préfecture.
 *Détection des fuites à la lampe haloide.
La présence dans l’air de vapeurs des fluides frigorigènes chlorofluorés peut être mise en évidence grâce à la lampe haloide, cette présence révélatrice de fuites de fluide peut donc nous permettre la détection de celles ci.
Le fonctionnement de ces lampes est basé sur le fait que les vapeurs des fluides chlorofluorés (halogènes) se dissocient en passant sur du cuivre incandescent. Les gaz provenant de cette dissociation réagissant sur le cuivre au rouge provoquent la coloration de la flamme en vert. Ces lampes qui peuvent être alimentées en alcool, butane, propane ou acétylène, sont construites de telle sorte qu’une partie de l’air de combustion est aspiré par un tube souple en caoutchouc, ou en flexible métallique. La buse d’aspiration est passée sur la partie suspecte et l’observation de la flamme nous indiquera s’il y a fuite ou non.
En cas de fuite la flamme qui est normalement d’un bleu léger prend immédiatement une teinte verdâtre. Si la fuite est importante la flamme devient bleue turquoise, si les vapeurs sont en très grande quantité la lampe dégage alors une fumée âcre et toxique et à la limite s’éteint.
En cas de fuite importante il faut aérer le local avant la poursuite des recherches car la grande sensibilité de la lampe ne permettrait pas de localiser la fuite avec précision.
*Le détecteur de fuite.
Deux types de détecteurs électroniques : un appareil alimenté par le secteur et un appareil à pile. Le principe repose sur l’émission d’ions positifs par une anode en platine portée à incandescence, lorsqu’elle est en présence d’un gaz halogène.

Relation pression-temperature.(Fluide frigorigène)

Lorsqu’un fluide frigorigène est contenu dans un réservoir fermé (bouteille de charge, réservoir de liquide ou évaporateur), sa pression est fonction de sa-nature et de sa température.
A toute variation de température correspond une variation de la pression, les variations ayant d’ailleurs lieu toutes les deux toujours dans le même sens.
A la même température des fluides frigorigènes différents contenus dans des réservoirs fermés ne sont pas soumis à la même pression, car la pression que chaque fluide supporte est une de ses caractéristiques physiques ; le tableau des constantes physiques des fluides frigorigènes pages 42 et 43 nous indique bien que leur température d’ébullition à la pression atmosphérique est différente.
Exemple : trois bouteilles de charge sont remplies de façon identique avec du R11, R12 et du R22.
Si nous plaçons ces bouteilles dans une même chambre à température déterminée (à 25° C par exemple), nous enregistrons les pressions suivantes (pressions absolues) :
Pour le R11………………………………………..1,060bar abs.
Pour le R12 ……………………………………….6,500 bars abs.
Pour le R22 ……………………………………..10,520 bars abs.
Dans une ambiance de 40° C, les pressions seraient :
Pour le R11 ……………………………………….1,748 bar abs.
Pour le R12 ………………………………………9,582 bars abs.
Pour le R22 ……………………………………..15,480 bars abs.
Pour obtenir une pression identique dans chacune des bouteilles à 1,013 bars absolus, soit à la pression atmosphérique, il faudrait que les bouteilles soient placées respectivement dans des pièces dont les températures seraient :
+23,65° C ………………………………………..pour le R11.
-29,8° C ………………………………………..pour le R12.
-40,8° C ………………………………………..pour le R22.
La figure 3 p. 37 montre l’évolution des températures et des pressions en différant points d’un circuit frigorifique.
Prenons l’exemple d’un système fonctionnant au R12 : si la pression d’aspiration est de 2,190 bars. Absolu (valeur lue sur le manomètre d’aspiration : 1,18 bars relatifs) il s’ensuit que la température d’évaporation est de – 10° C.
Si la température à l’évaporateur s’élève à 0° C, la pression s’élèvera également jusqu’à 3,85 bars absolus (soit 2,072 bars relatifs).







Fluides frigorigènes employés dans les installations de petites et moyennes puissances.

• Ammoniac ……………………………………………NH3
• Dichlorodifluorométhane …………………………..CCL2F2
• Acide carbonique …………………………………..CO2
• Monochlorodifluorométhane ……………………...CHCIF2
• Trichloromonofluoroéthane ……………………….CCL3F
• Monochlorotrifluorométhane.………………………CCLF3
• Le dichlorodifluorométhane ou R12 (CCL2F2)
• Le mélange azéotrope de R22 et de R115 (pentafluoromono-chloroéthane, C2CIF5)
connu sous la référence R50)
• Le monochlorotrifluorométhane ou R13 (CCLF3)
• Le tetrafluorodichloroétane ou R114 (C2CL2F4).

Les Critères de choix d’un fluide frigorigène.

L’étude des caractéristiques physiques des réfrigérants actuellement utilisés en réfrigération commerciale et ménagère aidera à mieux comprendre la réfrigération elle-même.
Un fluide frigorigène parfait devrait présenter les qualités suivantes :
1°) Chaleur latente de vaporisation très élevée.
2°) Point d’ébullition, sous la pression atmosphérique, suffisamment bas compte tenu des conditions de fonctionnement désirées (température d’évaporation)
3°) Faible rapport de compression, c’est-à-dire faible rapport entre les pressions de refoulement et d’aspiration.
4°) Faible volume massique de la vapeur saturée, rendant possible l’utilisation d’un compresseur et de tuyauteries de dimensions réduites.
5°) Température critique très élevée.
6°) Pas d’action sur le lubrifiant employé conjointement avec le fluide.
7°) Composition chimique stable dans les conditions de fonctionnement de la machine frigorifique.
8°) Pas d’action sur les métaux composant le circuit (ainsi, par exemple l’ammoniac attaque le cuivre. Pas d’action sur les joints.
9°) Non inflammable et non explosif en mélange avec l’air.
10°) Sans effet sur la santé du personnel.
11°) Sans action sur les denrées à conserver.
12°) Sans odeur ou n’ayant qu’une faible odeur non désagréable.
13°) Fuites faciles à détecter et à localiser par méthode visuelle.
14°) Pas d’affinité pour les constituants de l’atmosphère.( la couche d’ozone et l’échauffement de la terre.)
15°) Etre d’un coût peu élevé et d’un approvisionnement facile.
Aucun des fluides frigorigènes employés ne possède l’ensemble de ces qualités
même le réfrigérant CFC12.

Définition de Fluide frigorigène.

Un système de réfrigération constitué par l’évaporateur, le détendeur, le compresseur, le condenseur, etc., est seulement une unité mécanique dont le rôle est de facilité le changement d’état du fluide frigorigène, ce qui pour effet d’absorber de la chaleur à l’évaporateur et d’en rejeter au condenseur.
C’est le fluide frigorigène qui accomplit le transfert de la chaleur, et par conséquent en le qualifier par l’élément essentiel pour la production du froid.